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TitrisationLa titrisation est un montage financier qui permet à une société d'améliorer la liquidité de son bilan. Techniquement, des actifs sélectionnés en fonction de la qualité de leurs garanties sont regroupés dans une société ad hoc qui en fait l'acquisition en se finançant par l'émission de titres souscrits par des investisseurs. L'entité ainsi créée perçoit les flux d'intérêts et de remboursement sur les créances qu'elle a achetées aux banques et les reverse aux investisseurs via le paiement d'intérêts et le remboursement de leurs titres. Le recours par les entreprises aux opérations de titrisation se situe par ailleurs dans le cadre de la désintermédiation. C’est aussi une technique financière qui a été importée des États-Unis à la fin des années 1980. Originellement, il s’agit d’un mode de financement qui a évolué pour devenir à la fois un instrument de gestion du bilan, de gestion des risques, et de création de valeur. C’est donc une technique consistant à sortir des créances du bilan. Dans le cas de titrisation portant sur le compte clients, elle se traduit par un certain transfert du risque aux investisseurs finaux. La cession d’une partie des risques PME libérera au sein du portefeuille de la banque un espace qui l’incitera à se réapprovisionner en crédits PME. Ces avantages de la titrisation des crédits aux PME peuvent en outre être renforcés lorsque les opérations bénéficient d’un soutien public. C’est ainsi que les politiques d’aide à la titrisation engagées par l’Allemagne, l’Espagne et la Communauté européenne (via le FEI) sont conditionnées par le fait que les bénéfices que les banques en tirent soient très largement redistribués à leur clientèle PME. Ces politiques de soutien au financement des PME présentent également le grand intérêt d’être peu coûteuses en argent public et de bénéficier d’effets de levier très élevés. Pour certaines opérations sponsorisées par le Trésor espagnol, le facteur multiplicatif de la dépense publique peut ainsi être évalué à 1 € dépensé pour 5000 € de nouveaux crédits aux PME.
Initialement cette technique a été utilisée par les établissements de crédit dans le but de refinancer une partie de leurs encours c'est-à-dire transformer en titres négociables des prêts à la clientèle. Actuellement, les spécialistes proposent à certains grands groupes industriels de titriser des créances commerciales de façon récurrente, de titriser des immeubles d'exploitation, stocks... en bref de rendre liquide presque tout le bilan.
Aussi comme l'indique sa définition, la titrisation permet alors de transformer le portefeuille illiquide en des titres liquides, ce qui permet de vendre le portefeuille non plus à un investisseur, mais à une multitude d’investisseurs, c'est-à-dire au marché des capitaux, un marché virtuellement infini d'investisseurs présents dans le monde entier. Vendre des actifs pour se financer n'est pas, a priori, une technique financière complexe. Mais on considère ici la vente d'actifs parfois difficilement vendables, et en portefeuilles importants (500 millions d’euros est un montant ordinaire dans ce marché). Outre le montant de l'opération, se pose la question de la capacité de l’acheteur à analyser les risques du portefeuille, avec pour corollaire la possibilité pour le vendeur d’obtenir un juste prix. En refinançant le portefeuille de crédit, le cédant a libéré des fonds et peut accroître son activité ou générer de nouveaux actifs tout en maintenant son bilan à un niveau maîtrisé, puisque les actifs sont sortis de son bilan.
Mais le marché de la titrisation est un marché qui dépend totalement de la capacité des agences de notation à donner une note financière à l’opération, et de la capacité des acteurs financiers à faire confiance aux conclusions de ces agences. Les agences de notation sont des sociétés indépendantes spécialisées dans la notation financière des entreprises ou des opérations.
La France se caractérise aujourd’hui par la grande faiblesse de son marché de la titrisation des crédits aux PME. Le principal obstacle à l’émergence de ce marché paraît résider dans la faible rentabilité potentielle de ces opérations pour les établissements bancaires, en raison de l’insuffisante connaissance et maîtrise des risques PME, et de l’étroitesse des marges nettes de risque sur ces crédits. Les titrisations sont un montage financier qui permet à une société d'améliorer la liquidité de son bilan. Techniquement, des actifs sélectionnés en fonction de la qualité de leurs garanties sont regroupés dans une société ad hoc qui en fait l'acquisition en se finançant par l'émission de titres souscrits par des investisseurs. L'entité ainsi créée perçoit les flux d'intérêts et de remboursement sur les créances qu'elle a achetées aux banques et les reverse aux investisseurs via le paiement d'intérêts et le remboursement de leurs titres. Le recours par les entreprises aux opérations de titrisations se situe par ailleurs dans le cadre de la désintermédiation. C’est aussi une technique financière qui a été importée des États-Unis à la fin des années 1980. Originellement, il s’agit d’un mode de financement qui a évolué pour devenir à la fois un instrument de gestion du bilan, de gestion des risques, et de création de valeur. C’est donc une technique consistant à sortir des créances du bilan. Dans le cas de titrisations portant sur le compte clients, elle se traduit par un certain transfert du risque aux investisseurs finaux. La cession d’une partie des risques PME libérera au sein du portefeuille de la banque un espace qui l’incitera à se réapprovisionner en crédits PME. Ces avantages de titrisations des crédits aux PME peuvent en outre être renforcés lorsque les opérations bénéficient d’un soutien public. C’est ainsi que les politiques d’aide aux titrisations engagées par l’Allemagne, l’Espagne et la Communauté européenne (via le FEI) sont conditionnées par le fait que les bénéfices que les banques en tirent soient très largement redistribués à leur clientèle PME. Ces politiques de soutien au financement des PME présentent également le grand intérêt d’être peu coûteuses en argent public et de bénéficier d’effets de levier très élevés. Pour certaines opérations sponsorisées par le Trésor espagnol, le facteur multiplicatif de la dépense publique peut ainsi être évalué à 1 € dépensé pour 5000 € de nouveaux crédits aux PME. Initialement cette technique a été utilisée par les établissements de crédit dans le but de refinancer une partie de leurs encours c'est-à-dire transformer en titres négociables des prêts à la clientèle. Actuellement, les spécialistes proposent à certains grands groupes industriels de titriser des créances commerciales de façon récurrente, de titriser des immeubles d'exploitation, stocks... en bref de rendre liquide presque tout le bilan. Aussi comme l'indique sa définition, les titrisations permettent alors de transformer le portefeuille illiquide en des titres liquides, ce qui permet de vendre le portefeuille non plus à un investisseur, mais à une multitude d’investisseurs, c'est-à-dire au marché des capitaux, un marché virtuellement infini d'investisseurs présents dans le monde entier. Vendre des actifs pour se financer n'est pas, a priori, une technique financière complexe. Mais on considère ici la vente d'actifs parfois difficilement vendables, et en portefeuilles importants (500 millions d’euros est un montant ordinaire dans ce marché). Outre le montant de l'opération, se pose la question de la capacité de l’acheteur à analyser les risques du portefeuille, avec pour corollaire la possibilité pour le vendeur d’obtenir un juste prix. En refinançant le portefeuille de crédit, le cédant a libéré des fonds et peut accroître son activité ou générer de nouveaux actifs tout en maintenant son bilan à un niveau maîtrisé, puisque les actifs sont sortis de son bilan. Mais le marché de titrisations est un marché qui dépend totalement de la capacité des agences de notation à donner une note financière à l’opération, et de la capacité des acteurs financiers à faire confiance aux conclusions de ces agences. Les agences de notation sont des sociétés indépendantes spécialisées dans la notation financière des entreprises ou des opérations. La France se caractérise aujourd’hui par la grande faiblesse de son marché de titrisations des crédits aux PME. Le principal obstacle à l’émergence de ce marché paraît résider dans la faible rentabilité potentielle de ces opérations pour les établissements bancaires, en raison de l’insuffisante connaissance et maîtrise des risques PME, et de l’étroitesse des marges nettes de risque sur ces crédits. |
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